Accéder au contenu principal

Restons unis

ensemble


Depuis le 2 juin et la réouverture si attendue des cafés, bars et restaurants, c’est un peu de la vie d’avant que l’on retrouve. Bien sûr, l’épidémie n’est pas encore terminée, il convient toujours de respecter les règles sanitaires de distanciation sociale et les gestes barrières, mais l’horizon s’éclaircit à l’approche de l’été… avant peut-être de redevenir sombre avec la crise sociale et économique qui semble se dessiner.

De cette longue période de confinement, de ses 55 jours d’assignation à résidence – chose inimaginable et inédite dans une démocratie comme la nôtre – il y a aura beaucoup de leçons à tirer. Mais on peut d’ores et déjà en détacher un enseignement : cette crise a fait ressortir le meilleur en chacun de nous. Des applaudissements aux soignants tous les soirs à 20 heures, des mercis à toutes ces professions (facteurs, livreurs, routiers, caissières, femmes de ménage, éboueurs, etc.) jusqu’alors oubliées voire méprisées ont accompagné de formidables actions de solidarité, d’entraide et – osons le mot – de fraternité.

Dans notre région, ses villes et ses villages, des milliers d’initiatives ont ainsi vu le jour, bénévoles et désintéressées, avec pour seule ligne directrice l’envie d’être utile aux autres, personnels soignants, personnes malades, fragiles ou voisins isolés.

Nous avons relayé dans nos colonnes toutes ces actions humanistes et généreuses. Après « la région qui résiste », « la région en mouvement », nous vous proposons « la région qui innove » avec ce troisième numéro d’«#Ensemble ». Car déjà, dans le monde d’après qui se prépare, on a tous envie que cette solidarité citoyenne perdure.

Plus que jamais, restons unis.

(Editorial publié dans La Dépêche du Midi du samedi 6 juin 2020)

Posts les plus consultés de ce blog

Pollueurs payeurs

  C’est une scène que malheureusement chacun d’entre nous a un jour vécue. Une promenade dans la nature et l’on tombe sur des monticules de déchets entassés là en toute illégalité : au mieux des déchets verts, au pire des gravats de chantiers, des appareils électroménagers ou tout simplement des ordures ménagères. Ce fléau des décharges sauvages a pris des proportions considérables et inquiétantes pour la pollution des sols qu’elles engendrent, alors même que les Français, paradoxalement, mettent l’environnement aux premiers rangs de leurs préoccupations. En 2020 en France, 80 000 tonnes de déchets ont ainsi échoué dans la nature dans quelque 600 dépôts illégaux. Et il est toujours aussi difficile pour les élus locaux de lutter contre ce phénomène qui recouvre de multiples pratiques. Chacun d’ailleurs garde en mémoire le décès du maire de Signes (Var), renversé le 5 août 2019 par une camionnette dont les occupants, que l’élu voulait verbaliser, avaient jeté des gravats en bord de route

Avant/Après

La pandémie de Covid-19 aura profondément bouleversé le marché de l’immobilier comme le secteur du BTP. Certes, avant l’arrivée du coronavirus fin 2019, l’immobilier était déjà au ralenti depuis quelques mois avec notamment le durcissement des conditions de crédit, mais l’irruption de la pandémie l’avait stoppé net avec le brutal et totalement inédit confinement du printemps : chantiers de construction à l’arrêt, agences fermées faute de pouvoir organiser des visites, crédits immobiliers mis sur pause, etc. Le second confinement dont nous venons tout juste de sortir aura été beaucoup moins paralysant. Les états des lieux, les signatures de compromis et d’actes de vente ont pu se faire. Le marché immobilier a ainsi mieux résisté et on assiste à une stabilisation des prix dans les dix plus grandes villes de France. Pour autant, on ne reviendra pas à la situation du monde d’avant car les deux confinements ont sensiblement modifié l’appréhension de l’immobilier par les Français. L’assignat

Retrouver confiance

Une grande majorité de Français est sans doute en mesure de raconter une mauvaise expérience vécue avec un artisan – certains en ont même fait des livres comme le prix Goncourt Jean-Paul Dubois avec son savoureux "Vous plaisantez M. Tanner". Un devis où des prestations connexes ont été "oubliées", un montant final à payer qui a subitement gonflé, mais aussi des prestations qui ne sont pas à la hauteur et qui imposeront plus tard de refaire ce qui a été mal fait, etc. Le sentiment de s’être fait arnaquer est d’autant plus fort lorsque l’appel à l’artisan s’est fait dans une situation d’urgence ou de faiblesse : une fuite d’eau qui menace d’importants dégâts un appartement, un accident qui prive l’usage de sa voiture, et bien sûr un problème de serrure qui vous bloque à l’extérieur de votre logement ou vous empêche de bien le fermer… Ces comportements ne sont bien évidemment pas ceux de tous les artisans, mais les agissements de quelques brebis galeuses nuisent à