Jusqu’à présent, les dernières interventions militaires américaines menées à l’étranger avaient des objectifs certes parfois très contestables mais identifiables : en 2001, la chasse aux terroristes d’Al Qaïda et d’Oussama Ben Laden responsables des attentats contre le World Trade Center à New York ; en 2003 la guerre en Irak pour déloger Saddam Hussein ; en 2011 l’opération en Libye pour mettre un terme au régime sanglant du colonel Kadhafi. Des interventions militaires lancées parfois au prix de mensonges – sur les armes de destruction massive irakiennes – qui se sont toutes finies en fiasco pour les États-Unis, mais qui avaient débuté avec un habillage multilatéral minimal et la recherche d’une légitimité internationale. Les frappes menées conjointement contre l’Iran par Israël et les États-Unis le week-end dernier semblent s’affranchir des règles du droit international – que Donald Trump et Benjamin Netanyahou exècrent – et laissent apparaître une rupture plus ...
Lorsque l’on parle de trafic de stupéfiants dans le débat public, on se concentre souvent – et à raison – sur le cannabis et la cocaïne, dont les saisies ont bondi de 49 % en 2025, tant ces produits structurent une large part du narcotrafic en France et des violences qui l’accompagnent. Mais cette focale, devenue réflexe médiatique et politique, finit aussi par masquer une mutation silencieuse du marché des drogues. Les autres types de produits devraient nous alerter tout autant, en particulier les drogues de synthèse. Une étude récente de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) rappelle que leur consommation a, elle aussi, bondi dans des proportions inquiétantes. Selon les dernières estimations, les quantités consommées de MDMA/ecstasy atteignaient 65,6 millions de comprimés en 2023, soit une hausse de 480 % entre 2010 et 2023. Au chapitre des drogues de synthèse, le dernier bilan de la douane fait état en 2025 de 5,79 tonn...