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Crash tests

Après les masques, les tests de dépistage du coronavirus vont-ils devenir le nouveau caillou dans la chaussure du gouvernement ? Et surtout vont-ils connaître le même changement radical de communication que les masques qui, d’inutiles au début de la crise sanitaire, sont devenus aujourd’hui indispensables au point d’être fortement recommandés quand la distanciation sociale est impossible et même rendus obligatoires en extérieur par de plus en plus de communes ? Les tests semblent en tout cas relever de la même problématique."Testez, testez, testez !" avait recommandé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le 16 mars au début de la pandémie, traduisant un raisonnement simple : pour soigner, il faut tester ; pour détecter les malades et les isoler avant qu’ils ne contaminent leurs proches et leurs concitoyens, il faut tester ; pour circonscrire les clusters, il faut tester. Les pays qui testaient le plus leur population, comme l’Allemagne ou la Corée du Sud, sont d’ailleurs…
Articles récents

Le désespoir et la colère

Aux images du fracas de l’explosion puis à celles des dégâts immenses qui ont ravagé la moitié de Beyrouth mardi soir, les Libanais ont partagé en masse sur les réseaux sociaux une courte vidéo qui marquera. On y voit un appartement dévasté aux fenêtres éclatées. Dans ce chaos, une vieille dame assise devant son piano, imperturbable de dignité, joue "Ce n’est qu’un au revoir"… La scène dit tout de l’incroyable capacité de résilience des Libanais qui ont connu tant et tant de malheurs, quinze années de guerre, les attentats, les tensions avec leurs voisins, la crise économique et ses privations, celle des migrants et celle du coronavirus. En venant hier à Beyrouth après ce nouveau drame qui endeuille le pays, Emmanuel Macron a voulu saluer cet état d’esprit à l’heure où le désespoir fait vaciller les plus solides des habitants. Comme avant lui ses prédécesseurs – François Mitterrand en 1983 et Jacques Chirac en 2005 – le chef de l’Etat est venu dire que "le Liban n’est p…

Avec Beyrouth

Un immense panache de fumée, deux explosions entendues à des centaines de kilomètres à la ronde, un cratère gigantesque, des dizaines de morts et des centaines de blessés : les images de Beyrouth dévastée qui tournent depuis mardi soir sur les réseaux sociaux et dans les médias du monde entier marquent les esprits, car elles s’inscrivent dans l’histoire des grandes catastrophes qui accompagnent la marche de l’humanité. Ces images d’une capitale éventrée, d’une ville soufflée, de blessés hagards, de familles éplorées et endeuillées, d’un pays sous le choc, en rappellent d’autres : villes rasées ou détruites par la furie de la nature ou la folie des hommes. Elles résonnent surtout en France d’une façon toute particulière pour deux raisons. D’une part parce que l’origine des explosions à Beyrouth se trouve dans le nitrate d’ammonium, ce composé chimique au cœur de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001, la pire catastrophe industrielle que nous ayons connue et que nous n’oublions …

Responsabilité

Le gouvernement pensait sans doute en avoir fini avec les masques, dont la pénurie au début de l’épidémie du coronavirus lui avait été violemment reprochée, tant par l’opinion publique que par les experts, agacés par sa communication approximative sinon mensongère sur leur utilité. Las ! Alors que désormais il y a pour les Français suffisamment de masques – chirurgicaux ou grand public en tissu – et que le gouvernement a largement fait évoluer sa doctrine jusqu’à aboutir à une obligation dans tous les lieux publics clos le 20 juillet dernier, voilà que survient un nouveau casse-tête. Au moment où l’épidémie de Covid-19 semble regagner de la vigueur en France – comme chez nos voisins – comment inciter les Français à bien porter le masque quand ceux-ci, au contraire, veulent profiter de leur été sans contraintes après l’épreuve du confinement ?
Chantre des territoires, Jean Castex entend bien ne pas se laisser enfermer par cette épineuse question et souhaite y associer les collectivités …

Deux visions de l'Amérique

Dans trois mois, les Etats-Unis se rendent aux urnes pour réélire le républicain Donald Trump ou choisir le démocrate Joe Biden. Entre le président sortant qui avait triomphé d’Hillary Clinton il y a quatre ans – à la surprise générale et à celle du principal intéressé – et l’ancien vice-président de Barack Obama, le choix est radicalement différent pour une Amérique plus divisée que jamais. Car la polarisation de l’opinion qui était déjà à l’œuvre en 2016 n’a cessé depuis de se renforcer. Depuis quatre ans, en effet, Trump, soutenu par une base électorale ultraconservatrice qu’il sait chauffer à blanc, bouscule tout sur son passage, sur la scène intérieure comme sur la scène internationale. Entre outrances, éructations, colères, approximations et fake news déversées notamment à jet continu et quasiment 24 heures sur 24 sur son compte Twitter, Donald Trump a bousculé tous les codes et redéfini toutes les priorités des Etats-Unis à l’aune de son seul slogan de campagne "Make Ameri…

Agir sans tarder

Tout préoccupés que nous sommes depuis le début de l’année par l’épidémie du coronavirus, nous en avions presque oublié que derrière le défi sanitaire de la Covid-19 perdurent le défi climatique et les bouleversements du réchauffement engendré par l’activité humaine. La vague de chaleur que connaît le pays cette semaine – jusqu’à 40 °C dans le Sud-Ouest – sonne dès lors comme un utile rappel de cette réalité qui impose plus que jamais des actions fortes, concrètes et surtout rapides.
Certes – et les climatosceptiques en font leurs choux gras – ce n’est pas la première fois que de tels épisodes caniculaires et de sécheresse se produisent. On se souvient de la sécheresse historique de 1976 ou de celle plus récente de 2003. Mais la multiplication de ces épisodes et surtout leur intensité année après année doivent nous conduire à trouver de nouvelles solutions pour agir contre le réchauffement climatique, opérer une transition écologique qui permette aussi de mieux se protéger de la chaleu…

Objectif Mars

Le déconfinement et les leçons à tirer des conséquences de la pandémie de Covid-19 – toujours en cours – ont laissé penser qu’un nouveau monde allait advenir. Plus rien ne serait comme avant, disait-on. Mais ce nouveau monde-là peine à apparaître et d’aucuns redoutent qu’il ne soit pire que l’ancien. Un autre nouveau monde, pourtant, beaucoup plus enthousiasmant et ouvrant des perspectives aussi immenses qu’inconnues, émerge depuis plusieurs années : l’espace. Alors que ce jeudi doit décoller la mission spatiale Mars 2020, les initiatives se sont multipliées et accélérées, venant tant de sociétés du « new space » comme l’américaine Space X, ou d’Etats qui se lancent dans l’exploration spatiale comme la Chine, l’Inde ou les Emirats arabes unis. Et c’est Mars qui concentre toutes les ambitions. La planète rouge, qui fascine l’homme depuis l’antiquité et nourrit sans cesse littérature et cinéma, n’en finit pas d’attirer toute l’attention.
Attention scientifique en premier lieu avec cette q…

L'effet "grippette"

Le relâchement des Français, et plus particulièrement des jeunes, dans l’application des mesures de distanciation sociale et des gestes barrière pour lutter contre la propagation du coronavirus, inquiète de plus en plus les autorités alors que nous sommes toujours sous la menace d’une reprise de l’épidémie. Une deuxième vague qui reste pour l’heure hypothétique – pronostiquée par certains experts, démentie par d’autres – mais à laquelle il faut malgré tout se préparer, alors qu’on a comptabilisé une centaine de nouveaux clusters partout en France.
Face à cette situation, la jeunesse est particulièrement montrée du doigt. Les jeunes ne prendraient pas assez la mesure de la gravité de la situation, de la contagiosité du virus, seraient dans un sentiment de toute-puissance face à ce que beaucoup considèrent comme une maladie bénigne. On a ainsi vu depuis le déconfinement des attroupements de jeunes dans des parcs ou devant des bars où chacun finit par se rapprocher au fil de la soirée et …

Egalité réelle

La démission de Christophe Girard, jeudi dernier, de son poste d’adjoint à la Culture de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, sous la pression publique, médiatique et politique de militantes féministes et plus particulièrement d’une élue d’Europe Ecologie Les Verts, Alice Coffin, a fait monter le curseur d’un cran dans la lutte radicale que mènent certains mouvements de défense des femmes. Christophe Girard a été vilipendé par ces derniers pour avoir par le passé ponctuellement aidé ou appuyé des aides en faveur de l’écrivain Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie. Dans cette affaire, l’élu parisien, ancien dirigeant de la maison Yves Saint-Laurent, n’a com- mis aucun délit et plaidé la naïveté quant à sa connaissance des méfaits de Matzneff. Se disant « écœurée », Anne Hidalgo entendait saisir la justice pour les « graves injures publiques » proférées. Cette démission est en tout cas le nouvel épisode – sans doute pas le dernier – d’un bras de fer entre ceux qui estiment que les mouveme…

Toujours unis

Depuis lundi, la France est entrée dans la troisième et dernière phase du déconfinement. Et si une seconde vague de l’épidémie du coronavirus SARS-CoV-2 est toujours possible, les Français ne se retrouveront pas à nouveau confinés, comme l’a assuré le professeur Delfraissy, président du conseil scientifique Covid-19 qui éclaire le gouvernement. Ces 55 jours de confinement, totalement inédits pour une démocratie comme la nôtre en temps de paix, auront profondément marqué les Français. Face à l’angoisse de la maladie Covid-19, ils ont fait preuve d’une mobilisation, d’une détermination et d’une résilience qui forcent le respect. Professionnalisme des personnels soignants, mais aussi de tous ceux qui ont été en deuxième ligne, livreurs, facteurs, éboueurs, caissières… auxquels on peut ajouter les policiers ou les enseignants.

Face à l’épidémie, les Français ont collectivement fait face, seuls, car obligés de rester à la maison, mais plus que jamais ensemble. Le confinement a fait émerge…

Respiration méritée

À l’angoisse pour leur santé et celle de leurs proches que les Français ont vécue durant le confinement a succédé le stress de l’organisation des vacances d’été. Des vacances particulièrement attendues cette année, notamment par les parents et leurs enfants : après 55 jours d’assignation à résidence, quoi de plus normal que d’avoir envie de repos pour se ressourcer, de changer de décor, de prendre un bol d’air frais à la campagne, à la montagne ou sur le littoral ? Mais organiser les séjours a été bien compliqué entre la crainte d’une seconde vague de l’épidémie du coronavirus, les injonctions contradictoires des autorités, les interrogations sur l’ouverture des lignes ariennes ou ferroviaires, la réouverture des frontières avec nos proches voisins. Dès lors l’idée de passer ses vacances en France, et même dans sa région, a fait son chemin, à la fois pour des questions pratiques, mais aussi avec l’envie de soutenir les acteurs du tourisme que sont les hôtels, les campings, les bars e…

En quête de consensus

La 5G est-elle en train de devenir le nouveau Linky ? La question mérite d’être posée car le déploiement de la 5e génération de la téléphonie mobile commence à provoquer le même type de débats que ceux qui entourent déjà depuis plusieurs années le compteur électrique communicant. Méfiance de la population à l’égard de cette nouvelle technologie, inquiétude de parlementaires sur la nocivité pour la santé humaine des ondes électromagnétiques émises, controverses virulentes entre scientifiques, poids des lobbys industriels, impatience des opérateurs, mais aussi dégradations d’antennes qui se multiplient avec parfois des revendications anticapitalistes primaires, le tout sur fond de théories conspirationnistes dont les plus échevelées ont fait ces derniers mois un lien entre la 5G et la progression de l’épidémie du coronavirus… N’en jetez plus !

Cette incapacité à accueillir sereinement, avec sang froid, une innovation qu’elle soit médicale, technologique ou scientifique, est devenu une …