Taille de guêpe, fesses rebondies à la Kim Kardashian, nez et seins refaits : sur les réseaux sociaux, notamment Instagram ou Snapchat, les adolescentes sont exposées en permanence à un idéal de beauté, souvent aussi irréaliste qu’inatteignable, car retravaillé avec force filtres et intelligence artificielle. Face à la pression de l’apparence, une logique de correction du corps se banalise et des adolescentes dont la vulnérabilité est exploitée et le rapport au corps encore en construction n’hésitent pas, pour ressembler à leurs influenceuses stars, à opter pour la chirurgie esthétique. Mais aussi une chirurgie esthétique parallèle, low cost et dangereuse. Pratiquée à la va-vite, hors de tout contrôle, par des personnes qui n’ont aucune formation médicale mais qui vendent sur les réseaux sociaux des injections de botox ou d’acide hyaluronique pouvant déboucher sur de véritables drames (infections, nécroses…). L’Ordre des médecins a reçu 213 signalements d’actes médicaux et c...
Certains y verront un côté Donquichottesque, d’autres un combat à la David contre Goliath. Pour autant, l’action collective que lance aujourd’hui M e Christophe Lèguevaques contre les sociétés concessionnaires d’autoroutes, dont il veut contester la légalité des tarifs et des augmentations annuelles, n’a rien de farfelu et pose même une question centrale sur ce qu’est – ou devrait être – l’intérêt général. L’avocat toulousain n’est pas le premier à s’attaquer aux contrats à sens unique des sociétés d’autoroutes, dépeints comme de véritables rentes ; une précédente action collective avait même été conduite en 2015 par l’avocate et ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage. Entre-temps, les pétitions réclamant la fin des privatisations et la renationalisation des autoroutes, l’annulation des hausses annuelles des tarifs de péage ou des ristournes pour les automobilistes se sont multipliées, en même temps que les parlementaires ont lancé des enquêtes et des auditions...