Dans la dernière ligne droite avant le premier tour des élections municipales, dimanche prochain, le suspense monte au gré de la publication de sondages d’intentions de vote – dont les marges d’erreur nourrissent toutes les interprétations – et de l’organisation des derniers débats et des ultimes grands meetings. Si des passes d’armes nationales portées par les chefs de parti – toujours tentés de nationaliser le scrutin – occupent le devant de la scène, les municipales restent éminemment locales. Elles le sont même profondément. 34 875 batailles comme autant de communes dans lesquelles vont se jeter pas moins de 904 042 candidats, répartis entre 50 478 listes. En dépit des difficultés du mandat de maire régulièrement soulignées par les associations d’élus, en dépit du discrédit qui affecte la classe politique en général, il est plutôt heureux de voir que beaucoup de Français veulent s’engager au service de leurs concitoyens et pour leur commune. La plupart de ces c...
La dernière ligne droite de la campagne des élections municipales s’ouvre ce lundi. Six jours pendant lesquels les candidats vont jeter leurs dernières forces dans la bataille, avec de grands meetings, du tractage et du porte-à-porte renforcés pour convaincre les Français d’aller voter dimanche prochain et de les choisir, alors que les professions de foi arrivent dans les boîtes aux lettres. La participation devrait d’ailleurs être plutôt bonne selon les dernières enquêtes d’opinion, y compris parmi les jeunes. Et pour cause. Même si la campagne a démarré lentement, elle a, d’évidence, retrouvé le souffle démocratique que la pandémie de Covid avait éteint il y a six ans, avec un premier tour organisé dans la peur de la contamination et un second convoqué des semaines après le premier. Cette année, retour à la normale. Mais un autre aspect intervient qui pourrait amener les Français aux urnes : après les législatives anticipées de 2024 et l’exaspérant chaos politique e...