En 2015, après une réunion sur la crise de la dette grecque, Christine Lagarde, alors directrice générale du FMI, implorait les protagonistes pour dialoguer enfin avec « des adultes dans la pièce ». L’expression, appel à la responsabilité politique, a fait florès. Depuis, à chaque crise, on cherche, dans les sommets internationaux ou les coulisses du pouvoir, à Bruxelles, Moscou ou Washington, qui est « l’adulte dans la pièce ». Aux États-Unis, depuis cette semaine, on sait en tout cas que ce n’est pas Donald Trump. Littéralement. Une enquête du Wall Street Journal raconte comment certains de ses conseillers l’auraient tenu à distance de la Situation Room pour que l’éruptif président ne vienne pas perturber la chaîne de décisions de la délicate opération de sauvetage des deux pilotes de l’avion abattu en Iran… Trump aurait été simplement informé par téléphone des moments clés de l’opération. Voir le Commander in Chief ainsi tenu à l’écart, comme un enfant t...
L’affaire Jubillar est de retour. Cédric Jubillar, condamné l’an dernier en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine, dont on n’a jamais retrouvé le corps, sera rejugé du 21 septembre au 16 octobre prochains devant la cour d’appel à Toulouse. Ce sera un nouveau procès, avec une nouvelle défense. Le plaquiste tarnais s’est, à la surprise générale, séparé de ses avocats qui l’assistaient de longue date et qui ont échoué à lui obtenir l’acquittement, pour un trio de choc : les Toulousains M es Pierre et Guy Debuisson – avocats fils et père, configuration peu commune – et M e Frank Berton, ténor du barreau, familier des affaires pénales complexes, de l’affaire d’Outreau à celle de Florence Cassez ou aux attentats du 13 novembre 2015. La complexité est effectivement de mise dans cette affaire Jubillar, véritable énigme qui passionne les Français depuis la disparition de l’infirmière tarnaise dans la nuit du 15 au 16...