L’affaire Jubillar est de retour. Cédric Jubillar, condamné l’an dernier en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine, dont on n’a jamais retrouvé le corps, sera rejugé du 21 septembre au 16 octobre prochains devant la cour d’appel à Toulouse. Ce sera un nouveau procès, avec une nouvelle défense. Le plaquiste tarnais s’est, à la surprise générale, séparé de ses avocats qui l’assistaient de longue date et qui ont échoué à lui obtenir l’acquittement, pour un trio de choc : les Toulousains M es Pierre et Guy Debuisson – avocats fils et père, configuration peu commune – et M e Frank Berton, ténor du barreau, familier des affaires pénales complexes, de l’affaire d’Outreau à celle de Florence Cassez ou aux attentats du 13 novembre 2015. La complexité est effectivement de mise dans cette affaire Jubillar, véritable énigme qui passionne les Français depuis la disparition de l’infirmière tarnaise dans la nuit du 15 au 16...
Chaque crise recèle, dit-on, une opportunité. Encore faut-il savoir en tirer les leçons alors que le diagnostic, lui, est posé depuis longtemps. C’est la situation dans laquelle se trouve la France en matière d’énergie. La guerre en Iran, qui perturbe depuis plus d’un mois le cours du pétrole, faisant flamber les prix des carburants dans les stations-service, vient de pousser le gouvernement à lancer un plan d’électrification de notre économie trop dépendante des énergies fossiles. On serait presque tenté de dire « mieux vaut tard que jamais » car cette électrification des usages dans de nombreux domaines – logement, transports, industrie, etc. – aurait pu être enclenchée bien plus tôt dans un pays qui a l’atout majeur de produire une électricité largement décarbonée grâce à son parc nucléaire. En 2022, la guerre en Ukraine avait déjà souligné notre dépendance aux importations de gaz russe ; quatre ans plus tard, la guerre en Iran nous montre combien nous dépe...