Jusqu’à présent, lors de la Journée internationale des droits des femmes, beaucoup d’entre elles dans le monde pouvaient se dire qu’il y avait globalement des progrès arrachés de haute lutte, en dépit de situations terribles. Si tout restait à faire – encore et toujours – ou à parfaire, la prise de conscience était tout de même là. Mais nombre de femmes se demandent désormais s’il ne faudra pas tout recommencer, tant les attaques contre leurs droits sont aujourd’hui massives, organisées et parfois assumées politiquement, y compris en Occident. Ce grand recul, inquiétant, est documenté par plusieurs organisations internationales, au premier rang desquelles l’agence ONU Femmes, qui lance cette année une alerte mondiale à agir. « Partout dans le monde, les systèmes judiciaires qui sont censés faire respecter les droits, ainsi que l’État de droit, manquent à leurs obligations envers les femmes et les filles. À l’échelle mondiale, les femmes ne bénéficient que de 64 % des dr...
Jusqu’à présent, les dernières interventions militaires américaines menées à l’étranger avaient des objectifs certes parfois très contestables mais identifiables : en 2001, la chasse aux terroristes d’Al Qaïda et d’Oussama Ben Laden responsables des attentats contre le World Trade Center à New York ; en 2003 la guerre en Irak pour déloger Saddam Hussein ; en 2011 l’opération en Libye pour mettre un terme au régime sanglant du colonel Kadhafi. Des interventions militaires lancées parfois au prix de mensonges – sur les armes de destruction massive irakiennes – qui se sont toutes finies en fiasco pour les États-Unis, mais qui avaient débuté avec un habillage multilatéral minimal et la recherche d’une légitimité internationale. Les frappes menées conjointement contre l’Iran par Israël et les États-Unis le week-end dernier semblent s’affranchir des règles du droit international – que Donald Trump et Benjamin Netanyahou exècrent – et laissent apparaître une rupture plus ...