Il y a dans l’agitation actuelle du patronat français quelque chose d’un peu théâtral. À entendre le Medef, le Budget 2026 serait une trahison historique, la politique de l’offre un souvenir et l’exécutif – Emmanuel Macron le premier – un partenaire devenu infidèle. L’organisation patronale entend dès lors prendre les devants pour peser sur les débats de la présidentielle de 2027, promettant d’auditionner tous les candidats, y compris celui du Rassemblement national. L’intention est légitime mais la posture l’est moins lorsqu’elle se transforme en prétention à fixer seul le cap économique du pays. Le patronat n’est pas un contre-pouvoir illégitime, mais il n’est pas non plus un pouvoir constituant. Il faut d’abord rappeler un fait simple : depuis 2017, le patronat a été le grand bénéficiaire des quinquennats d’Emmanuel Macron : baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de la CVAE engagée, réforme du marché du travail, allègement massif des charges, crédit d’i...
Dans une actualité internationale qui ne prête guère à sourire, entre la guerre en Ukraine qui dure depuis bientôt cinq ans, les tensions au Moyen-Orient, le poison lent de l’affaire Epstein et les décisions brutales de Donald Trump aux conséquences en cascades, le départ prochain de l’astronaute française Sophie Adenot et de ses co-équipiers vers la station spatiale internationale (ISS) apparaît comme une vraie respiration et, pour chacun d’entre nous, à la fois un moment de bonheur partagé et de fierté nationale. Le bonheur, c’est bien sûr celui de cette pilote d’essai d’hélicoptère de 43 ans dont le rêve d’espace remonte à son adolescence, encouragée par son grand-père, lorsqu’elle ornait sa chambre de posters de fusées sur le pas de tir du mythique Cap Canaveral. Le sourire qu’elle affiche à quelques heures de son décollage est assurément contagieux. Il est l’aboutissement du difficile parcours scientifique et aéronautique sans faute d’une excellente élève évidemmen...