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Electrochoc

Emmanuel Macron n'en a décidément pas fini avec l'encombrante affaire Benalla, qui, tel le sparadrap du capitaine Haddock, revient à intervalles réguliers lui gâcher son agenda politique. De révélations en révélations, on découvre, en effet, mois après mois les agissements stupéfiants de son ancien collaborateur au comportement et aux relations bien troubles, d'évidence incompatibles avec le poste qu'il occupait à l'Elysée. Mais hier, lorsque le bureau du Sénat a décidé de signaler à la justice le cas de trois collaborateurs directs du président de la République, estimant qu'ils avaient possiblement fait de faux témoignages devant la commission d'enquête sénatoriale sur les graves dysfonctionnements de l'Elysée après les événements de la Contrescarpe, la rocambolesque affaire a pris une autre dimension, judiciaire certes, mais surtout politique et institutionnelle. Paradoxalement, ce nouvel épisode pourrait constituer un utile électrochoc pour tout le …
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Debout

Demain, cela fera un an que l'horreur terroriste frappait à nos portes, à Carcassonne et à Trèbes. Un an que quatre innocents ont été abattus et un jeune étudiant grièvement blessé au nom de l'idéologie de Daech, semée lors du périple sanglant d'un homme radicalisé de 25 ans.

Depuis un an, hélas, d'autres attentats ont été perpétrés, en France et dans le monde, mais le souvenir de celui commis dans l'Aude reste toujours vif pour au moins deux raisons qui en font un événement important dans l'histoire du pays.

D'abord la formidable capacité de résilience de la petite commune de Trèbes, et, partant, de la France entière. Observée après les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan ou de la promenade des Anglais à Nice, cette capacité des Français à ne pas se laisser diviser comme l'espèrent – toujours à tort – les terroristes, a été d'autant plus remarquable à Trèbes que la commune a subi quelque temps après de terribles inondations. Face à ces catastr…

Transparence et pédagogie

Il aurait pu être l'instrument visible et consensuel au service de la transition écologique ; l'outil personnel des Français pour comprendre et améliorer leur consommation d'électricité ; le dispositif permettant à la France, à l'instar d'autres pays européens, de bâtir un réseau électrique performant. Las ! Depuis le début de son déploiement il y a bientôt quatre ans, il ne se passe pas une semaine sans que des habitants, ici dans un immeuble en copropriété, là dans le lotissement d'un village, ne contestent l'installation du compteur connecté Linky.

Depuis des mois, des Français rouges de colère ne veulent pas du boîtier vert-jaune qu'on leur impose et qui est déjà installé dans 17 millions de foyers sur 35 à équiper d'ici 2021. Pour la première fois, ces opposants au nouveau compteur viennent d'obtenir une victoire judiciaire. Une juge des référés de Toulouse, saisie, notamment, par l'opiniâtre avocat toulousain Me Lèguevaques, a entendu…

Cas d'école

La privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac restera sans nul doute un cas d'école, doublé d'un feuilleton politico-économique digne d'un thriller. Repoussée en 2011 devant la fronde des élus locaux, la privatisation partielle a été réalisée aux forceps en 2014 dans des conditions où la transparence n'a pas été – c'est le moins qu'on puisse dire – la qualité première. Pour rappel, l'État, via l'Agence française des participations, souhaitait se séparer de ses actifs dans l'aéroport toulousain en vendant 60 % du capital qu'il détenait. L'opération devait se faire en deux temps : 49,9 % d'abord, les 10,1 % ensuite. En avril 2015, un groupe chinois inconnu, Casil Europe, remporte la mise et apparaît donc comme actionnaire minoritaire. Sauf qu'un pacte d'actionnaires secret a été conclu entre l'État et Casil, le premier s'engageant à suivre les orientations stratégiques du second pour développer un aéroport déjà dy…

Responsabilité

Les images de crashs aériens sont toujours marquantes pour l'opinion. Tout simplement parce que la disparition des avions, en mer ou sur terre, se traduit par une désintégration de tout ce qui compose les appareils en des milliers de débris, de terribles «confettis» qui prennent au cœur les familles des victimes, les sauveteurs et tous ceux qui voient de telles images. Le crash d'un avion de la compagnie Ethiopian Airlines, qui s'est écrasé alors qu'il effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi, faisant 157 morts dont 9 Français, ne déroge pas à cette sombre règle. Comme à chaque fois l'émotion va aussi laisser place aux questions pour comprendre ce qui a pu provoquer un tel drame.

Dans le cas particulier du Boeing 737 MAX-8, l'enquête qui s'engage fait d'ailleurs écho à celle concernant un autre crash survenu il y a à peine cinq mois sur le même type d'appareil. Un Boeing tout neuf de la compagnie indonésienne Lion Air s'était écrasé en mer, fa…

Retrouver l'esprit européen

Dans moins de trois mois, lors des élections de mai prochain, l'Europe va jouer son avenir. La construction européenne, qui a fêté ses 60 ans, se poursuivra-t-elle, avec les modifications nécessaires à un meilleur fonctionnement ? Ou va-t-elle se fracasser sur l'écueil des politiques nationalistes qui ne cessent de gagner du terrain ? Pour répondre à cette épineuse question, il faut sans doute prendre un peu de hauteur, sortir de l'actualité chaude – des atermoiements des progressistes qui peinent à s'allier comme des coups de menton et des provocations régulières des populistes – et revenir aux sources de la construction européenne.

En 1952, sept ans seulement après une guerre mondiale qui ravagea l'Europe, entre en vigueur le traité de Paris, qui instaura la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), l'ancêtre de l'Union européenne. Dans « Une Europe fédérée », Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe avec Robert Schuman, explique …

Le coeur et la raison

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » La célèbre phrase de Pascal a ceci de particulier que l'on peut l'appliquer à bien des sujets autres que celui de la religion auquel le savant l'avait circonscrite dans ses « Pensées ». Par exemple au sujet des températures printanières – et quasi estivales – que l'on constate depuis quelques jours en France.

Côté cœur, c'est tout simplement le bonheur de retrouver le soleil et la chaleur, comme un avant-goût de grandes vacances. Ce week-end, de Toulouse à Gruissan, de Montpellier aux Pyrénées, chacun a ainsi profité de ces rayons de soleil qui nous ont tiré de la grisaille et du froid de l'hiver. C'est peu dire que cela fait du bien, au moral… comme au commerce. Les cafetiers et même les glaciers ont retrouvé des couleurs sur leurs terrasses bondées et certains ont – presque – oublié les samedis de rideau baissé pour cause de manifestation de Gilets jaunes.

Dépasser 20 °C en plein mois de février i…