Mediator, Dépakine, Levothyrox, Distilbène, Vioxx… Autant de noms de médicaments qui résonnent douloureusement dans l’opinion publique car tous sont synonymes de scandale sanitaire. À cette liste noire pourrait bien être en train de s’ajouter l’Ozempic. Médicament injectable indiqué à l’origine pour traiter le diabète de type 2 chez l’adulte, l’Ozempic imite une hormone digestive qui aide à réguler la glycémie, ralentit la vidange de l’estomac et… diminue la sensation de faim. Un effet qui peut entraîner une perte de poids significative chez certains patients. Cet effet secondaire fait que ce médicament est de plus en plus prescrit ou demandé pour perdre du poids alors qu’il n’est pas autorisé comme médicament « anti-obésité ». Cette demande de patients, parfois très jeunes, en souffrance ou mal à l’aise avec leur corps, est exacerbée par les réseaux sociaux où des influenceurs vantent sans fard leur nouvelle silhouette obtenue grâce à des injections d’Ozempic. C...
Taille de guêpe, fesses rebondies à la Kim Kardashian, nez et seins refaits : sur les réseaux sociaux, notamment Instagram ou Snapchat, les adolescentes sont exposées en permanence à un idéal de beauté, souvent aussi irréaliste qu’inatteignable, car retravaillé avec force filtres et intelligence artificielle. Face à la pression de l’apparence, une logique de correction du corps se banalise et des adolescentes dont la vulnérabilité est exploitée et le rapport au corps encore en construction n’hésitent pas, pour ressembler à leurs influenceuses stars, à opter pour la chirurgie esthétique. Mais aussi une chirurgie esthétique parallèle, low cost et dangereuse. Pratiquée à la va-vite, hors de tout contrôle, par des personnes qui n’ont aucune formation médicale mais qui vendent sur les réseaux sociaux des injections de botox ou d’acide hyaluronique pouvant déboucher sur de véritables drames (infections, nécroses…). L’Ordre des médecins a reçu 213 signalements d’actes médicaux et c...