Que vaut la parole de l’État ? Non pas celle de ceux qui sont de passage à sa tête ; on a vu combien elle pouvait être friable et changeante avec un Sébastien Lecornu jurer en octobre ne pas utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget et qui revient benoîtement sur sa promesse trois mois plus tard. Non, que vaut la parole de la puissance publique qui, lorsqu’elle a été prononcée, actée, signée, doit être tenue parce qu’elle engage dans un cadre démocratique clair des projets, des décisions concrètes pour les Français ? On peut se poser légitimement la question quand on voit l’État impécunieux et criblé de dettes envoyer des ballons d’essai, commander un énième rapport au Conseil d’orientation des infrastructures, pour laisser entendre qu’il ne pourrait pas honorer sa promesse de financer à hauteur de 40 % les 14,3 milliards d’euros des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax – 166 M€ par an, soit 0,03 % du budget de l’État – et qu’il faudrait pl...
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