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Choc et contre-choc

immobilier


"Quand le bâtiment va, tout va". L’expression populaire, attribuée à Matin Nadaud, un ouvrier de la Creuse devenu député sous la IIe République, peut être étendue plus justement à l’immobilier. L’immobilier constitue, en effet, un excellent baromètre de la conjoncture, un indicateur de confiance. Car il est un vrai moteur d’entraînement de l’activité économique, mobilisant la promotion-construction et ses quelque 1,5 million d’actifs (promoteurs, architectes, entreprises du BTP…), la finance (banques, courtiers, assureurs…), mais aussi la gestion du parc qui représente près de 350 000 professionnels (agents immobiliers, marchands de biens, mandataires…) et son administration (syndics, administrateurs de biens, gestionnaires d’actifs…).

Autant dire que si cette mécanique se grippe, c’est bien toute l’économie du pays qui tousse. Dès lors, la crise de l’épidémie du Covid-19 qui a conduit à prendre des mesures de confinement jamais vues jusqu’à présent, a des conséquences majeures sur l’immobilier et donc sur l’économie française en général.

Certes, le marché immobilier était déjà au ralenti depuis quelques mois avec le durcissement des conditions de crédits, mais l’irruption de la pandémie l’a stoppé net : chantiers de construction à l’arrêt, agences fermées faute de pouvoir organiser des visites, crédits immobiliers mis sur pause… Le coronavirus pourrait, de fait, avoir des conséquences bien plus graves que celles de la crise – d’abord financière – de 2008, certains craignant une baisse des prix voire un krach immobilier.

On n’en est toutefois pas là car en l’absence de transactions, difficile d’esquisser des prévisions même si certains pronostiquent une correction des prix de 10 à 15 %. Tout dépendra des mesures prises par les Etats pour limiter l’impact du coronavirus, et du maintien de taux bas. Tout dépendra aussi de l’état d’esprit d’après-crise : les Français auront-ils davantage envie d’investir dans la pierre ? Le marché sera-t-il tendu après la baisse de production de logements neufs ? Autrement dit, le choc du coronavirus sera-t-il suivi et compensé par le contre-choc d’une reprise rapide ? Autant de questions qui ne seront pas levées avant la fin du confinement…

(Editorial publié dans La Dépêche du Midi du vendredi 27 mars 2020)

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Pollueurs payeurs

  C’est une scène que malheureusement chacun d’entre nous a un jour vécue. Une promenade dans la nature et l’on tombe sur des monticules de déchets entassés là en toute illégalité : au mieux des déchets verts, au pire des gravats de chantiers, des appareils électroménagers ou tout simplement des ordures ménagères. Ce fléau des décharges sauvages a pris des proportions considérables et inquiétantes pour la pollution des sols qu’elles engendrent, alors même que les Français, paradoxalement, mettent l’environnement aux premiers rangs de leurs préoccupations. En 2020 en France, 80 000 tonnes de déchets ont ainsi échoué dans la nature dans quelque 600 dépôts illégaux. Et il est toujours aussi difficile pour les élus locaux de lutter contre ce phénomène qui recouvre de multiples pratiques. Chacun d’ailleurs garde en mémoire le décès du maire de Signes (Var), renversé le 5 août 2019 par une camionnette dont les occupants, que l’élu voulait verbaliser, avaient jeté des gravats en bord de route

Avant/Après

La pandémie de Covid-19 aura profondément bouleversé le marché de l’immobilier comme le secteur du BTP. Certes, avant l’arrivée du coronavirus fin 2019, l’immobilier était déjà au ralenti depuis quelques mois avec notamment le durcissement des conditions de crédit, mais l’irruption de la pandémie l’avait stoppé net avec le brutal et totalement inédit confinement du printemps : chantiers de construction à l’arrêt, agences fermées faute de pouvoir organiser des visites, crédits immobiliers mis sur pause, etc. Le second confinement dont nous venons tout juste de sortir aura été beaucoup moins paralysant. Les états des lieux, les signatures de compromis et d’actes de vente ont pu se faire. Le marché immobilier a ainsi mieux résisté et on assiste à une stabilisation des prix dans les dix plus grandes villes de France. Pour autant, on ne reviendra pas à la situation du monde d’avant car les deux confinements ont sensiblement modifié l’appréhension de l’immobilier par les Français. L’assignat

Retrouver confiance

Une grande majorité de Français est sans doute en mesure de raconter une mauvaise expérience vécue avec un artisan – certains en ont même fait des livres comme le prix Goncourt Jean-Paul Dubois avec son savoureux "Vous plaisantez M. Tanner". Un devis où des prestations connexes ont été "oubliées", un montant final à payer qui a subitement gonflé, mais aussi des prestations qui ne sont pas à la hauteur et qui imposeront plus tard de refaire ce qui a été mal fait, etc. Le sentiment de s’être fait arnaquer est d’autant plus fort lorsque l’appel à l’artisan s’est fait dans une situation d’urgence ou de faiblesse : une fuite d’eau qui menace d’importants dégâts un appartement, un accident qui prive l’usage de sa voiture, et bien sûr un problème de serrure qui vous bloque à l’extérieur de votre logement ou vous empêche de bien le fermer… Ces comportements ne sont bien évidemment pas ceux de tous les artisans, mais les agissements de quelques brebis galeuses nuisent à