Pierre Niney est convaincant en gourou sur grand écran. Une performance qui rappelle celle livrée par Tom Cruise haranguant les hommes perdus dans le film de Paul Thomas Anderson , « Magnolia », il y a déjà… vingt-sept ans. Autant dire que le coach qui promet la réussite, la guérison ou la virilité retrouvée n’est pas une nouveauté, mais, en un quart de siècle, il a, d’évidence, acquis un poids tel qu’il est devenu un symptôme de notre époque – avec son lot de dérives. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) l’a ainsi constaté dans son dernier rapport publié en avril 2025 : les signalements pour dérives sectaires augmentent et le champ de la santé et du bien-être concentre désormais plus d’un tiers des alertes. Le coaching, jadis périphérique, s’est installé au cœur d’un marché qui mêle développement personnel, pseudo-thérapies et promesses de transformation. Dans ces espaces hybrides, la frontière entre accompagneme...
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