Le décollage imminent de la mission Artemis II, qui va amener quatre astronautes à faire le tour de la Lune, avant d’y poser un pied en 2028, a quelque chose de saisissant et presque d’incongru tant le décalage peut sembler grand entre l’aventure scientifique formidable de ce nouvel Objectif Lune et, sur Terre, le fracas des armes dans les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Peut-on pleinement se réjouir d’un côté de voir la mission Artemis avancer alors que l’opération Epic Fury lancée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou et la riposte iranienne mettent à feu et à sang toute une région et que la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année ? La question dérange. Il y a en tout cas dans cette juxtaposition quelques leçons que les dirigeants pourraient méditer, à savoir que les sommes colossales dépensées pour mener ces guerres – sans compter celles qu’il faudra mobiliser pour les reconstructions – auraient pu servir des projets autrement plus utiles pour l’humanité....
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