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Desserrer la tenaille

 

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Nous revoilà donc revenus au temps du confinement comme un éternel et épuisant recommencement face à une épidémie sans cesse mouvante. Emmanuel Macron avait espéré jusqu’au bout repousser cette échéance que les Français attendaient fin janvier et qui restait depuis suspendue au-dessus de leur vie comme une épée de Damoclès. Le Président voulait être le seul chef d’Etat en Europe à avoir maintenu les écoles ouvertes comme un symbole de notre résistance et de notre résilience face à la pandémie. Las ! La virulence du variant britannique, épidémie dans l’épidémie, et les chiffres alarmants venant des hôpitaux ont fini par doucher les espoirs et contraint Emmanuel Macron à reconfiner le pays, fermer les écoles et les commerces non-essentiels pour quatre semaines et revoir une nouvelle fois le calendrier de la vaccination.

Dans l’urgence, les Français s’organisent ou tentent de le faire, les parents jonglant avec les emplois du temps, les enseignants avec le casse-tête de l’école à la maison et les entreprises avec le télétravail ou le chômage partiel. Triste mois d’avril, démoralisant début de printemps.

Pour autant au-delà de la lassitude, de la fatigue, de l’énervement et de l’emportement dont Emmanuel Macron a dit mercredi avoir pleinement conscience, au-delà aussi des polémiques qui finissent par nous épuiser tous, il convient de garder espoir. « Les efforts d’avril d’une part, et le déploiement de la vaccination d’autre part, c’est cette tenaille qui va nous permettre de contenir progressivement ce nouveau virus. Cette tenaille qui va nous permettre, à partir de la mi-mai, de commencer à rouvrir progressivement le pays », a assuré le chef de l’Etat, appelant une nouvelle fois à la « mobilisation de tous ». La formule semble usée mais elle reste essentielle pour pouvoir sauver des vies et bientôt, espérons-le, desserrer la tenaille.

(Editorial publié dans La Dépêche du Midi du vendredi 2 avril 2021)

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