Accéder au contenu principal

Nouveau dynamisme

 

foule
Photo DDM, Xavier de Fenoyl.

Année après année, notre région se rapproche de la barre des six millions d’habitants. Selon la dernière étude de l’Insee, nous étions 5 885 496 habitants en Occitanie au 1er janvier 2018, grâce à un gain annuel de 40 300 habitants entre 2013 et 2018. La hausse est de +0,7 % par an contre +0,4 % en France métropolitaine. Mais notre croissance démographique a légèrement fléchi puisqu’elle était de +1 % entre 2008 et 2013, c’est-à-dire avant la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. L’étude conforte aussi le constat d’un dynamisme porté par les deux métropoles et leurs départements respectifs. Toulouse et son agglomération influent jusqu’aux départements voisins, idem pour Montpellier et le littoral.

Ces études sont toujours des mines passionnantes d’informations pour les citoyens comme pour les élus locaux. Elles permettent de mesurer concrètement les phénomènes que chacun peut percevoir sur le terrain, et donc d’adapter des politiques d’aménagements du territoire en termes d’infrastructures de transports, de logements, de services publics, etc.

Mais cette année, la publication de l’étude de l’Insee est bousculée par l’épidémie de Covid-19. Quel sera l’impact de la pandémie sur la croissance démographique ou le solde migratoire ? La région restera-t-elle toujours aussi attractive pour des Franciliens désireux de descendre au soleil ? La crise socio-économique qui frappe de plein fouet le secteur aéronautique, acteur économique majeur, va-t-elle au contraire se traduire par une hémorragie ou une meilleure répartition des populations entre métropoles et territoires ruraux ? La Covid-19 va rebattre les cartes sans nul doute et impose plus que jamais d’engager dès à présent des réflexions poussées sur la diversification économique, les transports, les grands aménagements qui doivent aussi s’inscrire dans des enjeux nationaux et internationaux plus larges comme celui de l’incontournable transition écologique. Autrement dit, 2021 doit être l’occasion pour notre région d’inventer un nouveau dynamisme, agile et innovant. Gageons que la campagne électorale des régionales permettra ce débat avec et pour les Occitans.

(Editorial publié dans La Dépêche du Midi du mercredi 30 décembre 2020)

Posts les plus consultés de ce blog

Pollueurs payeurs

  C’est une scène que malheureusement chacun d’entre nous a un jour vécue. Une promenade dans la nature et l’on tombe sur des monticules de déchets entassés là en toute illégalité : au mieux des déchets verts, au pire des gravats de chantiers, des appareils électroménagers ou tout simplement des ordures ménagères. Ce fléau des décharges sauvages a pris des proportions considérables et inquiétantes pour la pollution des sols qu’elles engendrent, alors même que les Français, paradoxalement, mettent l’environnement aux premiers rangs de leurs préoccupations. En 2020 en France, 80 000 tonnes de déchets ont ainsi échoué dans la nature dans quelque 600 dépôts illégaux. Et il est toujours aussi difficile pour les élus locaux de lutter contre ce phénomène qui recouvre de multiples pratiques. Chacun d’ailleurs garde en mémoire le décès du maire de Signes (Var), renversé le 5 août 2019 par une camionnette dont les occupants, que l’élu voulait verbaliser, avaient jeté des gravats en bord de route

Avant/Après

La pandémie de Covid-19 aura profondément bouleversé le marché de l’immobilier comme le secteur du BTP. Certes, avant l’arrivée du coronavirus fin 2019, l’immobilier était déjà au ralenti depuis quelques mois avec notamment le durcissement des conditions de crédit, mais l’irruption de la pandémie l’avait stoppé net avec le brutal et totalement inédit confinement du printemps : chantiers de construction à l’arrêt, agences fermées faute de pouvoir organiser des visites, crédits immobiliers mis sur pause, etc. Le second confinement dont nous venons tout juste de sortir aura été beaucoup moins paralysant. Les états des lieux, les signatures de compromis et d’actes de vente ont pu se faire. Le marché immobilier a ainsi mieux résisté et on assiste à une stabilisation des prix dans les dix plus grandes villes de France. Pour autant, on ne reviendra pas à la situation du monde d’avant car les deux confinements ont sensiblement modifié l’appréhension de l’immobilier par les Français. L’assignat

Kafka va au ski

La station La Molina en Espagne Mi-novembre, un article du grand journal allemand Die Zeit ironisait sur l’« Absurdistan autoritaire » imposé, selon lui, par le gouvernement français à ses concitoyens. « Le verrouillage de la France est si répressif que même les règles sensées tombent en discrédit », écrivait Annika Joeres.Auto-attestations de sortie obligatoires uniques en Europe, contradictions dans les autorisations ou interdictions de vente de certains produits comme les livres dans les supermarchés ou les sapins de Noël, décisions de santé publique prises de façon monarchique par le président de la République en Conseil de défense, Etat d’urgence sanitaire sans cesse prolongé, etc. La charge était sévère et sans doute un peu injuste puisque le confinement à la française a eu au final des effets bien réels pour freiner la circulation du virus et diminuer les hospitalisations… alors que l’Allemagne est en plus mauvaise posture actuellement. C’est dans ce contexte que le chef de l’E