Accéder au contenu principal

Debout

trèbes
Après l'assaut des forces de l'ordre au Super U de Trèbes.


Demain, cela fera un an que l'horreur terroriste frappait à nos portes, à Carcassonne et à Trèbes. Un an que quatre innocents ont été abattus et un jeune étudiant grièvement blessé au nom de l'idéologie de Daech, semée lors du périple sanglant d'un homme radicalisé de 25 ans.

Depuis un an, hélas, d'autres attentats ont été perpétrés, en France et dans le monde, mais le souvenir de celui commis dans l'Aude reste toujours vif pour au moins deux raisons qui en font un événement important dans l'histoire du pays.

D'abord la formidable capacité de résilience de la petite commune de Trèbes, et, partant, de la France entière. Observée après les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan ou de la promenade des Anglais à Nice, cette capacité des Français à ne pas se laisser diviser comme l'espèrent – toujours à tort – les terroristes, a été d'autant plus remarquable à Trèbes que la commune a subi quelque temps après de terribles inondations. Face à ces catastrophes, les élus, les habitants, soutenus par les voisins proches ou lointains, ont fait front pour (re)-construire un avenir sans haine mais au contraire avec la solidarité qui réchauffe les cœurs et honore la République.

La deuxième raison pour laquelle l'attentat de Trèbes fera date est le geste héroïque du colonel Arnaud Beltrame. N'écoutant que son courage et sa volonté de sauver des vies, le militaire s'est substitué à une otage et a tout fait pour circonscrire le terroriste, jusqu'au sacrifice. La mort d'Arnaud Beltrame a rappelé à chacun tous les risques que prennent les forces de l'ordre pour protéger chaque jour les citoyens Français. Des Français qui aujourd'hui rendent hommage aux victimes et à cet homme qui a incarné à ce moment-là face au terrorisme, une France debout.

(Commentaire publié dans La Dépêche du Midi du vendredi 22 mars 2019)

Posts les plus consultés de ce blog

Sortir des postures

Le cortège d’une manifestation ou un rassemblement pour fêter la victoire d’un club sportif qui se terminent par des émeutes, des dégradations de mobilier urbain et de vitrines de magasins, parfois pillés, et des attaques violentes des forces de l’ordre par des hordes encagoulées dans un brouillard de gaz lacrymogènes… Les Français se sont malheureusement habitués à ces scènes-là depuis plusieurs décennies. Comme ils se sont aussi habitués aux polémiques politiciennes qui s’ensuivent, mêlant instrumentalisation démagogique, règlement de comptes politiques et critiques d’une justice supposément laxiste. Le dernier épisode en date, qui s’est produit samedi soir à Paris à l’occasion de la victoire du PSG face à l’Inter Milan en finale de la Ligue des champions, ne fait, hélas pas exception à la règle. Au bilan édifiant – deux morts, des dizaines de blessés, plus de 600 interpellations, des rues et magasins saccagés – s’ajoutent désormais les passes d’armes politiques. Entre l’opposition e...

Le prix de la sécurité

C’est l’une des professions les plus admirées et respectées des Français, celle que veulent exercer les petits garçons et aussi les petites filles quand ils seront grands, celle qui incarne au plus haut point le sens de l’intérêt général. Les pompiers, puisque c’est d’eux dont il s’agit, peuvent évidemment se réjouir de bénéficier d’une telle image positive dans l’opinion. Celle-ci les conforte et les porte au quotidien mais si elle est nécessaire, elle n’est plus suffisante pour faire face aux difficultés qu’ils rencontrent au quotidien, opérationnelles, humaines et financières. Opérationnelle d’abord car leurs missions ont profondément changé et s’exercent avec plus de contraintes. De l’urgence à intervenir pour sauver des vies – presque 9 opérations sur 10 – on est passé à des interventions qui ne nécessitent parfois même pas de gestes de secours et relèvent bien souvent davantage de la médecine de ville voire des services sociaux. C’est que les pompiers sont devenus l’ultime recour...

Principes et réalité

Seize mois après les manifestations historiques des agriculteurs, nées en Occitanie à l’hiver 2024 en dehors des organisations syndicales traditionnelles, voilà la colère paysanne de retour. Ce lundi, à l’appel notamment de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, et après de nombreuses actions ponctuelles ces dernières semaines, les tracteurs seront, en effet, à nouveau dans les rues pour dire l’exaspération des agriculteurs de voir les mesures promises si lentes à se mettre en place et pour rappeler l’urgence à agir aux députés, qui examinent ce lundi à l’Assemblée nationale une proposition de loi clivante lancée par le sénateur LR Laurent Duplomb. Ambitionnant de « lever les contraintes », ce texte, plébiscité par le monde agricole mais qui ulcère les défenseurs de l’environnement et les tenants d’un autre modèle agricole, propose entre autres de faciliter le stockage de l’eau, de simplifier l’extension des élevages, de réintroduire certains pesticides dont un néonicotinoïde qu...