Accéder au contenu principal

Une année en Occitanie

calendrier


Résumer en quelques lignes, en quelques images l'année qui vient de s'écouler ? Une vraie gageure pour le journaliste qui rend compte au quotidien de ce qui se passe dans nos communes, notre région, notre pays et notre monde. «L'homme n'a point de port, le temps n'a pas de rive ; il coule et nous passons» assurait Lamartine. Alors pour mesurer ce qui a pu marquer ce temps qui passe, nous avons, pour la première fois, sollicité nos outils numériques pour établir quels étaient les articles qui ont été les plus lus en 2018 sur notre site internet. Département par département émergent ainsi les événements qui vous ont le plus marqués.

De l'Aveyron à l'Aude, du Tarn-et-Garonne au Lot-et-Garonne, ce sont souvent ce qu'on appelle les faits divers qui ont suscité votre intérêt. Sans surprise, car ces actualités tragiques nous choquent parfois, remuent chacun d'entre nous, personnellement, familialement ou collectivement. Et ces drames, qui disent toujours beaucoup de l'âme humaine, font souvent naître des solidarités, des gestes de compassion, qui dépassent d'ailleurs le cadre de nos seuls départements. L'attentat de Trèbes, la mort de Pascal Filoé à Rodez, un viol sordide à Toulouse nous interpellent ainsi en Occitanie, mais sont aussi suivis partout ailleurs en France. Les événements insolites qui rythment l'année se retrouvent aussi dans nos articles les plus cliqués, de la découverte de silures à la taille hors norme aux randonneurs qui ont croisé le chemin d'une ourse dans les Pyrénées.

Mais notre palmarès des articles les plus cliqués, ceux qui ont fait le plus de buzz en 2018 dans nos départements et au-delà, ne représente que partiellement tout ce qui a fait la richesse de l'année qui s'achève, tous les événements dont on se souviendra, qui vous ont émus ou fait vibrer et que nous vous avons racontés. Chacun d'entre vous se fera alors son propre palmarès avant d'aborder 2019 pour laquelle nous comptons sur votre fidélité.

(Editorial publié dans La Dépêche du Midi du 31 décembre 2018)

Posts les plus consultés de ce blog

Avant/Après

La pandémie de Covid-19 aura profondément bouleversé le marché de l’immobilier comme le secteur du BTP. Certes, avant l’arrivée du coronavirus fin 2019, l’immobilier était déjà au ralenti depuis quelques mois avec notamment le durcissement des conditions de crédit, mais l’irruption de la pandémie l’avait stoppé net avec le brutal et totalement inédit confinement du printemps : chantiers de construction à l’arrêt, agences fermées faute de pouvoir organiser des visites, crédits immobiliers mis sur pause, etc. Le second confinement dont nous venons tout juste de sortir aura été beaucoup moins paralysant. Les états des lieux, les signatures de compromis et d’actes de vente ont pu se faire. Le marché immobilier a ainsi mieux résisté et on assiste à une stabilisation des prix dans les dix plus grandes villes de France. Pour autant, on ne reviendra pas à la situation du monde d’avant car les deux confinements ont sensiblement modifié l’appréhension de l’immobilier par les Français. L’assignat

Kafka va au ski

La station La Molina en Espagne Mi-novembre, un article du grand journal allemand Die Zeit ironisait sur l’« Absurdistan autoritaire » imposé, selon lui, par le gouvernement français à ses concitoyens. « Le verrouillage de la France est si répressif que même les règles sensées tombent en discrédit », écrivait Annika Joeres.Auto-attestations de sortie obligatoires uniques en Europe, contradictions dans les autorisations ou interdictions de vente de certains produits comme les livres dans les supermarchés ou les sapins de Noël, décisions de santé publique prises de façon monarchique par le président de la République en Conseil de défense, Etat d’urgence sanitaire sans cesse prolongé, etc. La charge était sévère et sans doute un peu injuste puisque le confinement à la française a eu au final des effets bien réels pour freiner la circulation du virus et diminuer les hospitalisations… alors que l’Allemagne est en plus mauvaise posture actuellement. C’est dans ce contexte que le chef de l’E

L’enfer de Matignon

Tout remonte-t-il à Matignon ? "Non, seulement les emmerdes", avait répondu un rien désabusé Édouard Philippe, ce qui lui avait valu de décrocher le Grand Prix de l’humour politique il y a tout juste un an. Depuis, les "emmerdes" – qui, comme chacun sait, "volent en escadrille" selon la formule de Jacques Chirac – se sont accumulées pour le Premier ministre. Après le mouvement des Gilets jaunes et la contestation de la réforme des retraites, le locataire de Matignon fait face à une crise autrement plus corsée : celle du coronavirus. Rarement un chef de gouvernement aura eu à gérer un dossier aussi complexe et tentaculaire, dont les conséquences à venir sur la vie du pays – sanitaires, économiques, sociales, politiques, sociétales… – sans doute encore mal estimées, vont être considérables. Rarement aussi un Premier ministre ne se sera senti aussi seul et sans doute sur la sellette… Au contraire de nombre de ses prédécesseurs qui ont souvent été à la t