Jusqu’à présent, les dernières interventions militaires américaines menées à l’étranger avaient des objectifs certes parfois très contestables mais identifiables : en 2001, la chasse aux terroristes d’Al Qaïda et d’Oussama Ben Laden responsables des attentats contre le World Trade Center à New York ; en 2003 la guerre en Irak pour déloger Saddam Hussein ; en 2011 l’opération en Libye pour mettre un terme au régime sanglant du colonel Kadhafi. Des interventions militaires lancées parfois au prix de mensonges – sur les armes de destruction massive irakiennes – qui se sont toutes finies en fiasco pour les États-Unis, mais qui avaient débuté avec un habillage multilatéral minimal et la recherche d’une légitimité internationale. Les frappes menées conjointement contre l’Iran par Israël et les États-Unis le week-end dernier semblent s’affranchir des règles du droit international – que Donald Trump et Benjamin Netanyahou exècrent – et laissent apparaître une rupture plus ...
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