Il n’a pas le panache flamboyant et le lyrisme d’un Dominique de Villepin, entré dans l’Histoire avec son discours devant l’ONU en 2003 contre la guerre en Irak que voulaient mener les États-Unis. Il n’a pas la longue expérience du taiseux Jean-Yves Le Drian, emblématique ministre de la Défense puis des Affaires étrangères de François Hollande et d’Emmanuel Macron. Il n’a pas non plus le savoir diplomatique et encyclopédique d’un Hubert Védrine, ancien « sherpa » de François Mitterrand puis patron du Quai d’Orsay du gouvernement Jospin, ni le poids et le doigté politiques d’un Laurent Fabius capable de créer l’impensable, les conditions de l’Accord de Paris il y a dix ans. Contrairement à des Dati ou des Darmanin, son nom n’apparaît pas ou peu dans les palmarès politiques. Et les mauvaises langues disent parfois de lui qu’il ne doit sa nomination qu’en raison du respect des équilibres politiques internes de la macronie ou de la réputation de son père Jacques, min...
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